Elle comprenait notamment les compagnies des sires de Beaumanoir, Rostrenen, Montauban, G. de St Gilles, A. de la Feuillée, de nombreux autres Bretons de sa maison et des seigneurs du Poitou en tout 400 lances et 800 archers (environ 4 000 hommes). Cela entraîne un renouvellement important de la petite noblesse qui contribue à sa perte de pouvoir : en Beauce, par exemple, vers 1500, seuls 19 % des nobles peuvent se prévaloir d'un titre antérieur au XIVe siècle[21]. Finalement, Édouard arrive devant Paris, où le dauphin s’est enfermé avec la population d’Île-de-France. Immédiatement, des soulèvements anti-anglais se déclenchent, en particulier en pays de Caux et dans le val de Vire[203]. (*) : bataille faisant partie de la guerre de Succession de Bretagne, conflit secondaire de la guerre de Cent Ans. Il fait décapiter sur-le-champ les compagnons de Charles le Mauvais et fait incarcérer ce dernier[104]. Le 9 octobre 1453, au château de Montferrand, près de Bordeaux, était signé le nouveau traité qui donnait pour toujours la Guyenne à la France. Charles II de Navarre rentre alors à Pampelune, recrute des troupes et s'allie avec le duc de Lancastre[98]. Ils parviennent à réinstaller Henri VI sur le trône d'Angleterre, mais la réaction d'Édouard IV est vive : aidé par Charles le Téméraire, il bat en 1471 Warwick à la bataille de Barnet (14 avril), puis les Lancastre à la bataille de Tewkesbury (4 mai) où le fils de Henri VI est tué, reprend le pouvoir et fait assassiner Henri VI. Un conflit qui remplit les manuels scolaires depuis des décennies, que tout le monde connaît « un peu », qui « nous dit vaguement quelque chose ». Le développement des villes a permis à la bourgeoisie de contester le pouvoir de la noblesse qui semble incapable de justifier son statut sur les champs de bataille. Charles VII l’abandonne[8]. Ainsi de 1360 à 1390, la France est en proie aux pillages, viols, meurtres, obligeant les paysans à payer des taxes pour pouvoir conserver leurs vies. Les anglais sont nos amis. Les Anglais qui chargent les Français retranchés sont taillés en pièces par 300 pièces d'artillerie tirant à la fois (il s'agit pour la plupart de canons à main), chargées à mitraille et disposées de manière à prendre les assaillants en enfilade[214]. De même, la reconquête se fait grandement par le retournement des villes d'Aquitaine souvent monnayé contre des promesses de fiscalité plus légère[165]. Ce qui revient à alléger la dette de l'État en dévaluant la monnaie. Les assaillants sont pressés les uns contre les autres ne pouvant ni s'échapper ni se dissimuler. Une seconde guerre de Cent Ans, plus longue et plus meurtrière, commence au siècle de Louis XIV qui finit par coaliser contre lui toute l’Europe. C’est un massacre : la jacquerie se termine dans un bain de sang. Sa mère Jeanne, écartée de la couronne de France par ses oncles puis par les Valois, n'a pu ceindre que la couronne de Navarre. La cavalerie bretonne charge les survivants et c'est le massacre : 4 000 Anglais perdent la vie[214]. Quand ce troisième et dernier fils de Philippe le Bel meurt sans descendant mâle en 1328, la question dynastique est la suivante : Isabelle de France, dernière fille de Philippe le Bel, a un fils, Édouard III, roi d’Angleterre[62]. Ils peuvent réembarquer sans inquiétude. Le 13 janvier 1358, les états généraux sont de nouveau convoqués par le conseil de tutelle (qui, après épuration, est contrôlé par des proches d'Étienne Marcel)[127]. Grâce à cette tactique, les Anglais remportent plusieurs batailles importantes dont la bataille de Dupplin Moor en 1332 et celle de Halidon Hill en 1333[44],[45]. Le terrain est préparé pour la Réforme dont Wyclif est l’un des précurseurs[245]. La maladie surprend la population de l'époque puisque depuis 767, la peste a disparu d'Occident[219] ce qui la rend d'autant plus redoutable. Le conseil royal est dominé par la reine Marguerite d'Anjou qui défend une politique de conciliation avec la monarchie française. Valérie Toureille, professeur d’histoire du Moyen Age à Cergy-Paris Université a consacré plusieurs livres à la violence et à la société pendant la guerre de Cent Ans. Édouard III prévoit donc une guerre de pillage qui a le mérite de s’autofinancer. Riches et pauvres participent en foule à des processions pénitentielles, aux « passions » théâtrales sur le parvis des églises, tandis que le « couronnement de la Vierge », la figure protectrice de la mère de Jésus, devient un thème majeur de l'art. Édouard III décide alors de passer à nouveau à l’action. Les troupes anglaises privilégient donc la défense sur l'attaque. La bataille de Poitiers n’apporte rien aux Anglais sur le plan stratégique mais sur le plan politique la victoire est éclatante, le royaume de France est décapité, le fils de Jean le Bon, le jeune Charles est incapable de reprendre le contrôle du pouvoir. La France est un pays féodal et religieux dont la noblesse doit justifier sur le champ de bataille l’origine divine de son pouvoir : on doit vaincre l’adversaire face à face dans un corps à corps héroïque. Pour comprendre la question dynastique de 1328, il faut remonter une dizaine d’années dans le temps. En effet, pour réaliser une continuité territoriale, Charles doit s'assurer le contrôle de terres dépendantes du Saint-Empire ; sa puissance et sa politique expansionniste inquiètent les Helvètes. Cas inédit jusqu’alors, l’héritier direct du royaume de France se trouve donc être Jeanne de Navarre, une femme. Ils sont conduits par Jacob van Artevelde qui a pris le pouvoir en Flandres et s’allient au roi d’Angleterre[80]. En cas de victoire, il verrait légitimée sa revendication au trône de France (qui peut tout aussi bien être revendiqué par Henri VI en vertu du traité de Troyes). L’armée française anéantie, Édouard III remonte vers le nord et met le siège devant Calais. De la « seconde guerre de Cent » ans à l’Entente cordiale (1843) qui préfigure l’alliance dans les deux guerres mondiales du XX e siècle. L'hommage prêté au roi de France par les comtes de Savoie contre l'octroi de pensions, la mort héroïque à Crécy du roi de Bohême Jean de Luxembourg, beau-père de Jean le Bon, et la cession du Dauphiné à Philippe VI par le comte Humbert II ruiné par son incapacité à lever l'impôt[54] et sans héritier après la mort de son fils unique[55] sont de parfaites illustrations de ce phénomène. L’armure des gens de pieds est quant à elle plus simple et se résume généralement à une protection en cuir, le cheval, lorsqu’ils en possèdent un, est de médiocre qualité et ne sert pas au combat. Le coût ne repose donc plus sur les finances royales. Mot d’ordre des opérations pour le roi de France : « Mieux vaut pays pillé que terre perdue ». La Normandie est partagée car elle est le point d'union entre ce bassin économique et la Manche qui devient une zone d'échanges de plus en plus intenses grâce aux progrès des techniques maritimes (le contournement de la péninsule Ibérique par les navires italiens devient de plus en plus fréquent). Cette mesure est toutefois très impopulaire ce qui oblige Philippe VI et Jean II à négocier la levée d'impôts extraordinaires mais le déficit se creuse. Sur le plan démographique, les batailles ont fait peu de morts en dehors de la noblesse, mais les pillages ont eu des conséquences néfastes sur les populations civiles. Le terme salique provient de la rivière Sala, aujourd'hui Yssel, aux Pays-Bas, terre des Francs saliens[60][source insuffisante]. En 1323, le père de Philippe VI, Charles de Valois, en expédition pour le compte du roi Charles IV le Bel, fait saisir une bastide fortifiée construite par les Anglais à Saint-Sardos, en plein territoire du duc de Guyenne, malgré les plus vives protestations et recours en justice d'Édouard II d'Angleterre et du seigneur voisin Raymond-Bernard de Montpezat. Ces récurrences sont d'autant plus dévastatrices que les chevauchées (et la tactique de la terre déserte) et les pillages des compagnies ont durablement touché les campagnes : des terres sont retournées en friches, des périodes de disettes ont été notées en 1345-1348, 1351, 1361, 1368, 1373-1375, avec à chaque fois une augmentation de la mortalité[221]. Des milliers d'entre eux se regroupent en « grandes compagnies » et, profitant de l'absence d'autorité publique, pillent le pays ce qui alimente le mécontentement populaire[115]. De plus, un raid de marins normands à Winchelsea[142] en mars 1360 a semé la panique en Angleterre[143]. Différents dirigeants tentent de les arrêter en leur proposant d'entrer au service de grandes familles italiennes, de partir en croisade en Hongrie contre les Turcs, ou de participer à la Reconquista en Espagne. De fait, depuis le traité de Troyes, ils sont loin de contrôler physiquement tout le territoire qui leur a été assigné : ils n'occupent qu'en partie la Picardie et la Champagne et ne contrôlent qu'imparfaitement l'Île-de-France où les partisans de Charles VII tiennent encore plusieurs places fortes et se cachent dans les forêts du Hurepoix. Le règne du jeune roi, très populaire, s’annonce aussi positif que celui de son père, lorsque, pendant une expédition punitive contre le duc de Bretagne, il tombe « malade », selon les dires de l'époque. La célèbre guerre de Cent Ans n'a pas épargnée le Berry, terre du roi de France, aux frontières du Poitou et de l'Aquitaine, sous domination anglaise. La cavalerie légère, était représentée par les hobelars qui appartenaient le plus souvent à la classe aisée des propriétaires terriens. Il faut d'abord rappeler que cette période que nous appelons "LA guerre de Cent Ans" a connu plusieurs guerres et toutes sortes d'événements complexes. Le royaume d’Angleterre, beaucoup moins peuplé avec quatre millions d’habitants, est touché par le refroidissement climatique européen à partir du XIIIe siècle et doit renoncer à certaines productions agricoles (le vin, par exemple, produit auparavant dans tout le Sud de l’Angleterre, ne l’est plus qu’en Guyenne[n 4],[29]) et opter pour une économie fondée sur la spécialisation et le commerce[30]. Des théories nouvelles telles que celles de John Wyclif peuvent se divulguer, alors que les ecclésiastiques se déchirent entre partisans du pape ou de l’antipape se discréditant mutuellement. Jean IV signe alors le deuxième traité de Guérande, où les Français renoncent à leur prétentions sur la Bretagne contre une vassalité théorique du duc (il rachètera Brest aux Anglais en 1397). Après la bataille de Castillon, aucune trêve n'a été signée. Le dauphin Charles fait appel aux états généraux qui refusent de signer ce traité humiliant et catastrophique[139]. S'il n'y a plus de bataille rangée entre les deux royaumes, la menace d'une reprise du conflit persiste. Saint Louis a engagé des Génois comme l'amiral Jacopo da Levanto ou Giovannino, fils d'Oberto da Levanto1. La guerre de Cent Ans est un conflit entrecoupé de trêves plus ou moins longues, opposant, de 1337 à 1453, la dynastie des Plantagenêt à celle des Valois et, à travers elles, le royaume d'Angleterre et celui de France. Calais reste anglaise jusqu'à sa prise par la couronne de France en 1558. Fort de ce soutien, il s’empare des forteresses de Montereau-Fault-Yonne et de Meaux. Mais des monarques avisés (Charles V et son petit-fils Charles VII), qui surent regrouper autour d’eux les campagnes puis le pays en utilisant le sentiment national naissant, renforcent finalement le pouvoir royal. Le pays est de moins en moins agricole et de plus en plus artisanal et commerçant. La Pucelle arrive à Beaugency. Mais la double renonciation prévue — Édouard renonçant à la couronne de France, Jean le Bon à la Guyenne — n’a pas eu lieu, et le transfert des terres traîne en longueur. Présent au titre de ses possessions normandes (il est comte d’Évreux), il tente alors un rapprochement avec son beau-frère qu'il essaie de convaincre que son père Jean le Bon souhaite le déshériter (Charles est chétif, selon certaines sources présenterait une malformation de la main droite, est peu avantagé sur les champs de bataille et est donc loin de représenter l'idéal chevaleresque cher à son père)[102]. Chacune est constituée d'un homme d'armes accompagné de deux archers à cheval, d'un coutilier (armé d'une épée et d'une longue dague), d'un page et d'un valet (ces derniers ne combattant pas en règle générale). Le retour de Charles de Navarre est méticuleusement organisé : libéré le 9 novembre, il est reçu avec le protocole dû au roi dans les villes qu’il traverse, accueilli par les notables et la foule réunie par les états. Du fait des difficultés récurrentes à exporter la laine vers les Flandres, la lourdeur des taxes sur la laine et l'apparition de matières premières concurrentes (lin, soie et laine espagnole entre autres), l'Angleterre est devenue directement productrice de vêtements et de draps[233] : son économie devient de plus en plus industrielle. Le 27 mai 1413, l'ordonnance cabochienne est rédigée et promulguée dans l'esprit de la grande ordonnance de 1357. En particulier, en terres d'Empire, les villes du Dauphiné ou du comté de Bourgogne recourent à la justice royale pour régler des litiges : le roi envoie ainsi le bailli de Mâcon qui intervient à Lyon pour y régler des différends, comme le sénéchal de Beaucaire qui intervient à Vivier ou à Valence[53]. Le tout-terrain est forcé de freiner sa course endiablée pour s’engager sur le chemin Lire la suite…, Lieu évoqué : Nancy, Bayon « Martel prit deux pizzas surgelées et les jeta dans son caddy. En 1335, David Bruce peut attaquer les îles Anglo-Normandes grâce à une flotte financée par Philippe VI. La dernière phase de la guerre est très lente. Cependant, alors que Henri VI et Marguerite s'enfuient en Écosse, Édouard IV s'aliène Warwick, grand ami du roi de France Louis XI, par une politique par trop favorable aux Bourguignons du duc Charles le Téméraire. La langue des élites est l’anglo-normand[39], pour l'essentiel de l'ancien normand, fortement influencé par le dialecte angevin à l'époque des Plantagenêt et de manière beaucoup moindre par l'anglo-saxon, et cela, jusqu’en 1361 (décret d'Édouard III), bien que l'anglo-saxon continue d'être employé par le peuple[40]. L'occasion de rompre la trêve survient le 24 mars 1449 : François de Surienne prend Fougères au duc de Bretagne rallié à Charles VII pour le compte du duc de Somerset, le lieutenant d'Henri VI pour la Normandie[208]. Cela encourage le commerce sur longue distance et les progrès techniques dans le domaine de la navigation, mais aussi rend rares les métaux précieux dans un deuxième temps, ce qui rend nécessaires des mutations monétaires (qui raréfient le taux de métal noble dans le numéraire)[230]. Il fait, par exemple, ceinturer Paris par un fossé et un talus en remblais surmonté d’une palissade. Édouard considère que son hommage n’implique pas la renonciation de la revendication des terres extorquées[69],[n 6]. Par l'ordonnance de Louppy-le-Châtel de 1445, il les organise en lances, unité de base où les compétences de chacun se complètent. Le régent anglais fait couronner en hâte Henri VI à Paris le 16 décembre 1431, mais c'est trop tard : les Anglais sont perçus comme des occupants et les soulèvements se multiplient[198]. Au sud et à l’ouest, les compagnies écument le pays et il est crucial pour Étienne Marcel de préserver les communications avec les villes des Flandres : il faut dégager la route du Nord. 100 lances forment une compagnie. Le refroidissement climatique[29] provoque de mauvaises récoltes qui se traduisent, avec la pression démographique, en famines (qui avaient pourtant disparu depuis le XIIe siècle) dans le nord de l’Europe en 1314, 1315 et 1316 : Ypres perd 10 % de sa population et Bruges 5 % en 1316[12]. Jean sans Peur doit fuir et se rapproche des Anglais[180]. La ville de Bordeaux perdait ses privilèges, le droit de battre monnaie, celui de voter l'impôt… Bon nombre de seigneurs gascons furent livrés au roi, ou durent s'exiler, comme Pierre de Montferrand, seigneur de Langoiran. nécessaire]. Dans la foulée Dieppe, Montivilliers et Harfleur sont reprises[203]. ... pas sous la minorité de Louis XIV avaient plongé le royaume de France et les territoires dévastés du duché de Lorraine dans une situation économique particulièrement épouvantable. En Angleterre, c’est avant tout les revers contre la France qui entraînent un changement dynastique[réf. Il est précisé que ces contrats restent valables jusqu'au 6 octobre[215],[216].